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Contraception : Combattre ou apprivoiser le cycle féminin?

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La pilule vient de fêter ses 50 ans. Elle est synonyme de libération sexuelle des femmes et pour beaucoup, d'indépendance. Aujourd'hui, lorsqu'on pense à contraception, on pense presque toujours à la pilule, ce symbole de révolution sexuelle, cette arme de guerre féminine. On pourrait penser que toutes les femmes ont dans leur sac fourre-tout la plaquette de pilules, à portée de main et prête à un usage quotidien. Et pourtant, selon une publication de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (2004), seules 32% des femmes se tournent vers la pilule comme moyen de contraception! Que font les autres? Y a-t-il des alternatives?

Lutter contre les « maux du cycle »
La pilule a certes évité bien des grossesses non désirées depuis sa création, et elle a évolué : les femmes d'aujourd'hui ont à leur disposition une pilule avec moins d'effets secondaires que celle utilisée par leurs mères et grand-mères. Mais en réalité, encore de nos jours, les effets secondaires affectent certaines femmes et la pilule ne convient pas à toutes. Très peu d'alternatives en matière de contraception sont pourtant offertes aux femmes qui sont, contrairement à ce que l'on pourrait croire, peu ou mal informées à ce sujet. De plus, les médecins prescrivent trop souvent la pilule, un remède miracle pour tous les « maux » et effets liés au cycle menstruel. On prescrit même la pilule à la jeune fille dès la puberté pour régulariser son cycle, atténuer les douleurs menstruelles et même diminuer les boutons d'acné, ces bobos liés aux changements hormonaux, et qui sont pourtant des effets naturels des changements du corps de la femme. Les contraceptifs hormonaux ont pour effet d'influencer ce jeu naturel des hormones dans le corps de la femme.

Lorsque les femmes et les couples ont essayé la pilule avec différents dosages, sans y trouver leur bonheur, ils se tournent alors vers les autres méthodes. Ce sont principalement le préservatif, les autres contraceptifs hormonaux (timbres, anneau vaginal, injections, etc...), le stérilet avec ou sans hormone, les méthodes dites naturelles ou des moyens plus radicaux comme la vasectomie ou la ligature des trompes. Toutes ces méthodes ont leurs inconvénients et leurs avantages et conviennent plus ou moins aux uns ou aux autres. Il n'y a pas de méthode miracle!

Éloge au cycle féminin
Mais au lieu de lutter contre les « maux du cycle » et contre les hormones, si l'on s'adaptait plutôt à elles? Comprendre et accepter, c'est déjà mieux vivre avec ces effets qui sont la nature même de la femme, de sa fertilité. C'est l'essence même de la fécondité et donc de la féminité. Certaines cultures célèbrent les premières règles et l'entrée dans la vie de femme. En occident, cette étape est plutôt considérée comme une maladie : on vient même de créer des contraceptifs qui suppriment les menstruations.

Savoir exactement ce qui se passe dans son corps, comprendre les symptômes liés aux changements du cycle féminin, aide la femme à mieux traverser ces moments qui l'affectent dans son corps, mais aussi psychologiquement. C'est une alternative qu'offrent les méthodes naturelles, telle que la méthode sympto-thermique (MST) aussi efficace en contraception que lorsque l'on veut concevoir. Par l'observation et la connaissance du cycle féminin, on peut cibler les moments fertiles et infertiles du cycle, et ainsi entrer dans le jeu des hormones orchestré par le corps de la femme. Lorsqu'apprivoisé, le cycle devient une force pour la femme. Cette maîtrise du cycle féminin l'accompagne tout au long de sa vie de femme : de la puberté, en passant par la maternité, tout comme avant et pendant la ménopause, elle pourra vivre ces changements avec plus de clairvoyance et de facilité. Savoir si l'on est fertile ou pas, connaître son corps, et ainsi mieux se connaître, être maîtresse de sa propre fécondité, n'est-ce pas cela la vraie liberté et l'autonomie face à la fertilité?

Et les hommes?
En outre, on a tendance à croire que la contraception concerne d'avantage la femme puisque c'est elle qui vit dans son corps les grossesses, les douleurs menstruelles, ou encore l'accouchement, et autre effet lié à sa fécondité. Cela s'applique pour bien des moyens contraceptifs. Mais adopter une méthode naturelle pour apprivoiser le cycle féminin nécessite le consentement et la participation de l'homme. C'est pourquoi ceux qui choisissent de suivre le cours de la fertilité féminine, le font en duo et cette façon de faire est souvent gage de meilleure communication, d'harmonie et d'épanouissement dans le couple. L'homme retrouve la place qui lui est due dans la fertilité et la contraception et joue pleinement son rôle. La femme n'est plus seule à en prendre la responsabilité et cela rapproche les deux partenaires.

La pilule a donc 50 ans... et il y a 55 ans, Seréna, un organisme caritatif mettait au point sa MST, méthode de contrôle des naissances basée sur une meilleure connaissance du cycle féminin, enseignée aujourd'hui à des femmes et des couples aux quatre coins du Québec.

Pour finir, apprendre à connaître sa fertilité, c'est une technique qui existe depuis la nuit des temps avec la naissance de la première femme. Technique éprouvée, acquise, perdue puis retrouvée au fil des âges, par des générations de jeunes filles et de femmes.

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